Rentrée littéraire 2022 (2/2)

Hello again !

Après cinq premiers titres de la rentrée littéraire qui ont particulièrement attiré mon attention, en voici cinq autres qui sauront je l’espère titiller votre curiosité…

1. Chienne et louve de Joffrine Donnadieu (Gallimard, 18/08/2022)

… parce qu’il suffit de me parler de théâtre dans un roman pour attirer mon attention. J’ignore si la Romy de ce livre est la même que celle de l’autre ouvrage de l’autrice, Une histoire de France.

Source : Gallimard

« “Je veux respirer sur scène, entendre les trois coups chaque soir, commettre des crimes, des infanticides, des adultères, aimer éperdument, haïr follement, voyager à travers les époques, changer de sexe, m’empoisonner, mourir, renaître.”

Romy, vingt ans, arrive à Paris avec le rêve d’être comédienne. Pour subsister et payer le Cours Florent, elle travaille dans un club de strip-tease à Pigalle. Odette, vieille fille de quatre-vingt-neuf ans, la loge contre un loyer modique et un peu de compagnie. String à paillettes et crucifix devront faire bon ménage. Deux femmes s’apprivoisent, entre chien et loup. Elles nouent une relation faite de fascination et de dépendance, se renvoyant en miroir leurs corps meurtris, leurs solitudes, leurs folies, leurs enfances volées et surtout leur désir de vivre. Dans cette emprise mutuelle, jusqu’où seront-elles capables d’aller ?
On retrouve ici la puissance viscérale de l’écriture de Joffrine Donnadieu, qui décrit avec acuité la violence des rapports sociaux, l’apprentissage du théâtre, la vie des corps. » (Source : Gallimard)

2. Le château des trompe-l’oeil de Christophe Bigot (La Martinière, 26/08/2022)

… parce que toute personne ayant lu Rebecca et adoré son ambiance gothique aura certainement du mal à résister à ce résumé.

Le château des trompe-l'oeil, Christophe Bigot, La Martinière, 2022
Source : Babelio

« 1837, baie du Mont Saint-Michel. Le jeune Baptiste Rivière est convoqué au château d’Escreuil pour s’y faire dicter les dernières volontés de la propriétaire des lieux. Mais à son arrivée, le personnel se ligue pour lui interdire l’accès à sa chambre : Langlois, diabolique intendant du domaine, le vieux Simon, qui semble plus qu’un ordinaire jardinier, et même Séverine, la femme de chambre dont Baptiste cherche pourtant à se faire une alliée.

Pourquoi la baronne d’Escreuil se cache-t-elle ? Qui est vraiment cette ancienne comédienne, veuve d’un aristocrate guillotiné sous la Terreur ? Bravant les mises en garde, Baptiste s’aventure dans les plus sombres recoins du domaine. Mais les apparences sont trompeuses, et en cherchant la baronne, c’est sa propre vérité que Baptiste va devoir affronter.

Jouant sur les codes du conte gothique, du roman historique et du récit d’apprentissage pour mieux les subvertir, Le Château des trompe-l’œil offre une plongée vertigineuse et haletante dans les gouffres du passé et de l’âme humaine. » (Source : La Martinière)

3. Poids plume de Mick Kitson (Métailié, 26/08/2022)

… parce que j’ai lu les mots magiques : « XIXe siècle », « Angleterre », « les femmes ne font pas que se défendre, elles se battent ».

Source : Métailié

« À la fin du XIXe siècle, dans une Angleterre digne de Dickens et des Peaky Blinders, Annie Perry, une petite gitane abandonnée par sa famille, est élevée par un champion de boxe à mains nues, un géant aussi alcoolisé que tendre qui rêve d’ouvrir un pub.

Dans une région qui sent la bière et la boue sèche, qui subit les grèves de l’usine de clous et les caprices des Lords douteux, Annie apprendra que dans la vie il ne faut pas seulement se battre, mais il faut savoir très bien le faire.

Entre coups de poing et coups de cœur, fêtes foraines et matchs de boxe illégaux, une aventure réjouissante où l’art de l’esquive, la souplesse et la rapidité de poids plume d’une héroïne sauvage et attachante l’aideront à contourner la noirceur de la révolution industrielle et la découverte des États-Unis.

Inspiré par l’histoire de son arrière-grand-mère, Mick Kitson signe un roman lumineux où les femmes ne font pas que se défendre, elles se battent. » (Source : Métailié)

4. Riambel de Priya Hein, traduit de l’anglais (île Maurice) par Haddiyyah Tegally (Globe, 01/09/2022)

… parce que je n’ai jamais lu d’auteur ou d’autrice de l’île Maurice, et qu’il est temps que je découvre cet endroit au-delà des clichés touristiques.

Source : Globe

« Riambel, île Maurice. Derrière les plages de sable fin, c’est dans le bidonville qu’on appelle Africa Town que Noémie grandit. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, sa mère a toujours travaillé comme domestique dans l’une de ces maisons de l’autre côté de la route, au service d’une famille de Mauriciens blancs, les Grandbourg.

Par une succession de vignettes, Priya Hein évoque une adolescence passée à la frontière entre deux univers : celui des créoles du bidonville et des ti lakaz, et celui des Blancs qui habitent les maisons de maître. Lorsque Noémie est à son tour amenée à travailler chez les Grandbourg, à l’aube de ses seize ans, elle effleure pour la première fois un monde auquel elle n’appartiendra jamais et où elle se brûlera les ailes. » (Source : Globe)

5. L’impitoyable aujourd’hui d’Emmanuelle Loyer (Flammarion, 07/09/2022)

… parce qu’avoir un pied dans la non-fiction et un pied dans les romans ne serait pas pour me déplaire !

Source : Flammarion

« “Je me suis toujours engouffrée dans une lecture du soir, corps et âme. Vitale, elle le devint plus encore pendant le Covid : comme d’autres, je fus contrainte à un voyage autour de ma chambre et de ma biblio­thèque. Pourquoi, en cette période de déroute, ai-je voulu me mettre au chevet des écrivains ? Tout m’y poussait. J’avais beaucoup de temps devant moi, pour la première fois depuis des décennies ; beaucoup de temps libéré par le malheur et l’absence, mais aussi par l’arrêt de la vie, sociale et en partie professionnelle, et ensuite, par son ralentissement bienfaisant. J’ai trouvé l’énergie pour écrire ce livre et même, ultime paradoxe, pour en achever la réflexion par un grand thème littéraire autant que personnel : la claustration heureuse, manière de faire la nique au destin et de redonner un sens à ce grand bouleversement des temporalités.

J’ai souhaité organiser des rencontres et des contrepoints entre la littérature et les sciences sociales – surtout l’histoire et l’anthropologie. Nourris de compassion, tous ces livres pourvoient une consolation possible, l’espoir de matins qui chantent.” » (Source : Flammarion)

Pour vous renseigner plus avant sur la rentrée littéraire, je ne peux que vous encourager à consulter d’autres blogs et sites Web tels que les repérages de Mes échappées livresques, les listes disponibles sur Babelio comme celle de Powoui ou encore les articles de One chapter a day. Avez-vous été happés par d’autres livres alléchants ?

Source de l’image à la une : LUM3N (2017) Livre Lis Tee. Pixabay. Disponible sur : https://pixabay.com/fr/photos/des-crayons-crayons-de-couleur-art-6099511/ [Consulté le 24 juillet 2022].

Publicité

3 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s